Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 17:54


Je me suis rendue hier avec mon fils au Musée des sciences à Jérusalem, pour y voir l’exposition sur Einstein. Bien que tout petit, il a été fasciné par la maquette de la vitesse de la lumière tandis que de mon coté, ce fut cet extrait d’une interview d’Einstein qui me sidéra: «Si j'avais pu savoir que les Allemands échoueraient dans leur projet de développer une bombe atomique, je n'aurais rien fait."
J’étais fascinée, regardant sans cesse ce film dans lequel Einstein exprimait la peur profonde et l’ambigüité qu’il ressentait envers l'une des plus grandes découvertes de l'humanité. Nous avions là un des pacifistes les plus célèbres de l'histoire, qui pourtant était celui qui avait créé la formule pour la construction d’armes de destruction de masses.


Une personne doit parfois créer des outils de guerre par amour de la paix.
Mais avec les yeux pleins de larmes, Einstein expliqua qu’une personne doit parfois créer des outils de guerre par amour de la paix. Et pendant que je m’élançais derrière mon petit garçon, qui avait rapidement perdu tout intérêt pour le film, je ne pouvais oublier ces images. La dernière photo montre le génie du 20ème siècle et son regard lointain, reflété dans ses yeux, qui traduit le poids énorme de son fardeau, cette immense responsabilité qui allait à jamais le hanter.
Le courage que ce genre de regret démontre m’impressionna. Car après tout, Einstein a changé le cours de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale avec l'invention de la bombe atomique. Ses formules ont ouvert la voie à de nombreuses découvertes, faisant faire des bonds énormes au progrès pour l'humanité. Et en dépit de ces intentions louables, il éprouva toujours des regrets.
Demain peut-être
Cela me fit réfléchir à d'autres sortes de regrets dans nos vies. J’ai lu une fois un article sur un père qui a perdu une petite fille. Il raconte comment la nuit juste avant qu’elle ne meure tragiquement, sa petite fille de 8 ans lui avait demandé de lui lire une histoire avant de dormir. Mais il était fatigué après une longue journée au travail. Il avait aussi un dossier que son patron lui avait demandé de finir à la maison sans parler du journal du matin resté encore intact dans son attaché-case.
Alors il embrassa sa fille pour lui dire bonne nuit et ajouta: «Peut-être demain, ma chérie. Ce soir, papa est trop occupé."
Lorsque sa fille est morte, son chagrin fut inextricablement mêlé à des regrets pour quelques instants de son temps. Pourquoi n'ai-je pas pu tout simplement laisser mon travail de coté et lui lire une seule histoire? Tout ce qu'elle voulait, c'était cinq minutes de mon temps! Mais comment le père aurait-il pu savoir qu’il n’y aurait pas de lendemain?
Il y a quelques semaines mon grand-père est décédé. Comme je partais pour l'aéroport pour me rendre à l'enterrement, une de mes filles m'a dit, «Papy n'est pas vraiment parti."
J'étais très proche de mon grand-père et j'eus du mal à contrôler mes émotions. « Adina, il est parti," lui ai-je répondu tandis que les larmes coulaient sur mon visage. Mais ma fille de huit ans secoua la tête et murmura: «Papy est toujours là. Parce qu'il fait partie de toi, et aussi de moi. Et il le sera toujours."
Mon grand-père avait une de ces âmes rares qui rayonnent de gentillesse. Ses yeux souriaient toujours. Et quiconque le connaissait ressentait la chaleur qui se dégageait de sa bonté. Et Adina avait raison. Il avait donné tant d'amour et de temps à sa famille et possédait une si belle âme que même ses arrières petits-enfants en avaient été imprégnés.
Un visiteur indésirable
Quelques jours plus tard, j’errais dans la maison de mes grands-parents, tombant sur des photos qui racontaient l'histoire d'une vie vécue avec très peu de regrets. La maison était vide, mais les murs avaient encore cette odeur chaleureuse qui avait bercée mon enfance. Je voyais des signes de vie partout où mon regard se posait. Un chapeau. Une veste. Une paire de lunettes à côté du téléphone. Comment mon grand-père pouvait-il être parti? Je sentis un poids m’écraser, m’empêchant de respirer tandis que je me tenais dans la cuisine qui avait été en d’autres temps mon refuge. C’était ici que des guimauves enrobées de chocolat effaçaient tous les problèmes, ici où l'amour de grands-parents avait transformé la vie d'une petite fille.
Nous ne pouvons prévoir de quoi sera fait demain mais nous pouvons utiliser nos talents aujourd'hui.
S’insinuant en moi, solidement ancré, vint taper à ma porte le visiteur indésirable du regret. Peut-être aurais-je pu, peut-être aurais-je dû... Regardant à travers la fenêtre le vieux porche en bois pourri je me suis alors demandée: mon grand-père savait-il seulement combien je l'aimais? Saura t-il jamais combien il nous manque? Ces pensées me hantèrent comme il me fallait partir, puis je me suis souvenu des mots de ma fille tandis que je tournais la clef dans la serrure. Papy sait. Bien sûr, qu’il le sait.
Mais le regret est rusé et parvient toujours à nous suivre, il me semble qu’il fera toujours partie de nos vies. Même lorsque nous créons de belles choses ou découvrons des idées étonnantes, il y aura toujours une voix pour nous dire: ". Si seulement j'avais su alors ce que je sais maintenant" Mais nous ne le savons jamais.
Depuis que j'ai étudié le mythe de Sisyphe à l'université, j'ai sans cesse en tête cette question essentielle: La vie a-t-elle un but? Cela semble impossible que nous soyons comme Sisyphe, condamnés à rouler un rocher en haut d’une montagne sans aucune autre raison que de le regarder ensuite dégringoler la pente. Pour le faire rouler en haut de nouveau. C’est impossible. Si nous vivions nos vies de cette façon alors nous n’aurions que des regrets.
Mais si nous donnons un sens à nos vies, alors nos regrets peuvent nous servir pour construire un meilleur avenir. Einstein ne pouvait prévoir la manière dont ses découvertes seraient utilisées. Et nous ne pouvons prévoir de quoi sera fait demain. Mais nous pouvons utiliser nos talents aujourd'hui. Nous pouvons dire «je t'aime» aujourd'hui. Nous pouvons lire des histoires à nos enfants aujourd'hui.
Que se serait-il passé si Einstein n’avait «rien» fait? A quoi ressemblerait notre monde aujourd'hui? Que se passerait-il si nous évitions le succès uniquement par peur d’échouer un jour? Que se passerait-il si nous évitions de nous rapprocher de ceux que nous aimons par peur un jour de les perdre? C'est pourquoi il y a une certaine forme de force et de courage qui se dégage des paroles d'Einstein. Le vrai regret aurait été de ne pas avoir essayé du tout. Et malgré la relativité du temps et de l’espace, notre capacité à essayer, elle, reste une constante.
Cet article est dédié à la mémoire de mon grand-père bien-aimé, Aaron Yehiel ben Anshel.
Par catger - Publié dans : TECHNOLOGIE-SCIENCES - Communauté : REGARD SUR LE MONDE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 13:28


Un groupe de huit étudiants du Technion ont crée une application qui " écrit " des livres. L'application appelée " BookIt ! " parcoure l'encyclopédie en ligne Wikipedia en utilisant quelques mots clés provenant de l'utilisateur, assemblent les informations récoltées, ajoute un titre, un sommaire, des photos, le tout en quelques minutes.

Le Professeur Yossi Gil de la faculté d'Informatique, l'instigateur de ce projet a fourni un algorithme à ces étudiants au début du semestre avec le challenge de développer une application à partir de cet algorithme.
Le projet faisait parti de l'enseignement " Projet de programmation annuelle " considéré fondamental dans le cursus d'ingénierie informatique. " Une des exigences de ce cours est qu'il est conçu comme une start-up et non comme un cours traditionnel " note Michal Nir, un étudiant.
" C'était important pour nous de présenter un produit attractif, avec un nom accrocheur, dont le design soit agréable, facile d'utilisation et qu'il réponde à un besoin ".

Le travail intensif des étudiants sur BookIt ! s'est étalé pendant un semestre. Le produit fini est maintenant disponible gratuitement en ligne de préférence sur Chrome ou Firefox. " L'algorithme explore Wikipedia avec les variables fournies et construit une sorte d'échelle de pertinence des différentes occurrences et, à partir de là, crée un livre " explique Benjamin Kamfer, un autre étudiant. 

 
" Ce n'est pas une recherche aveugle sur ces données, mais plutôt une recherche intelligente qui analyse l'importance des mots demandes par l'utilisateur sur Wikipedia ".

" La méthode peut être étendue en utilisant diverses sources d'informations " ajoute un autre étudiant, Saar Gross. " Mais cela requiert du travail supplémentaire, alors que pour ce cours, il était important de délivrer un travail fini et pas en cours de développement ".

Les étudiants précisent qu'ils vont continuer à développer BookIt ! et qu'ils travaillent déjà sur l'algorithme et le site en augmentant les possibilités offertes à l'utilisateur. 
Source: BE
Par catger - Publié dans : INFORMATIQUE - Communauté : TENDANCES
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 11:57


Un logiciel malveillant extrêmement complexe opérant dans l'ombre depuis au moins deux ans vient d'être découvert. Probablement commandité par un ou plusieurs États, il cible principalement l'Iran.


• Qu'est-ce que Flame et comment a-t-il été découvert?

Flame a été découvert il y a deux semaines par les équipes de Kaspersky Lab, éditeur russe de logiciels antivirus. Ces derniers étudiaient à la demande de l'Union internationale des télécommunications (institution liée aux Nations unies) des ordinateurs appartenant au ministère iranien du Pétrole et à la Société nationale du pétrole de la République islamique. Les machines semblaient en effet avoir été victimes d'un logiciel malveillant qui volait et effaçait des informations importantes.
Les équipes de Kaspersky ont alors découvert un virus dont «la complexité et la fonctionnalité dépassent toutes les autres cybermenaces connues à ce jour». Son code est cent fois plus important que celui d'un virus classique et vingt fois plus important que le virus Stuxnet. Découvert en 2010, ce dernier avait été utilisé pour attaquer le programme nucléaire iranien. Mais si Flame ressemble à Stuxnet et à son «cousin» DuQu, rien ne prouve jusqu'à présent que Flame ait été programmé par la même équipe.

• Qui vise-t-il?

Selon Kaspersky, Flame est une «cyber-arme» utilisée à des fins d'espionnage d'État à État. Les ordinateurs les plus touchés sont situés en Iran, en Palestine, au Soudan et en Syrie. Le Liban, l'Arabie saoudite et l'Égypte sont également concernés par ce virus, mais à des degrés moindres.
Flame ne semble pas viser des cibles précises. Les chercheurs de chez Kaspersky pensent qu'il a été conçu pour récolter des informations diverses chez des cibles aussi variées que des entreprises privées, des organisations étatiques, des écoles ou des particuliers.
Si un ordinateur peut être contaminé par Flame à cause d'une simple clé USB ou d'un accès à un réseau local, Flame ne sait pas, contrairement à Stuxnet, se démultiplier seul afin d'infecter un grand nombre de machines. Selon Wired,qui consacre un long article à ce virus, les concepteurs de Flame «ont voulu contrôler sa propagation et ainsi limiter le risque de détection. C'est certainement leur réponse à la diffusion sans limite de Stuxnet, diffusion qui avait accéléré la découverte de ce logiciel malveillant».

• Que fait exactement Flame?

D'après les premières recherches, Flame est essentiellement un logiciel espion capable de se nicher dans un ordinateur tournant sous Windows. Même une machine équipée de Windows 7 et parfaitement mise à jour peut être touchée par ce logiciel malveillant.
Flame est capable d'allumer le micro de l'ordinateur afin d'enregistrer des conversations à l'insu de tous. Si la machine reconnaît le Bluetooth, Flame peut alors balayer une zone proche pour scanner tous les appareils (téléphones portables essentiellement) à proximité afin de récupérer des carnets d'adresses. Le virus prend également toutes les minutes des captures d'écran. Si l'utilisateur se rend sur sa boîte mail ou utilise un logiciel de messagerie instantanée, le virus prend alors des captures toutes les 15 secondes. Enfin, Flame peut enregistrer des mots de passe.
Ce virus géant, d'une taille maximale de 20 mégaoctets, n'a cependant pas encore livré tous ses secrets. «Il nous a fallu six mois pour analyser Stuxnet. Or Flame est vingt fois plus compliqué. Il nous faudra bien dix ans pour comprendre toute sa mécanique», explique à Wired un employé de Kaspersky.

• Qui est derrière cette «cyber-arme»?

Kaspersky estime qu'un ou plusieurs États sont à l'origine de Flame, sans donner de noms. Au vu des similitudes entre Flame et Stuxnet, les regards se tournent déjà vers les États-Unis et Israël, mais sans preuves formelles. Interrogé sur le sujet, le ministre israélien des Affaires étrangères a estimé que l'emploi de tels virus «est justifié, pour quiconque considère la menace iranienne comme une menace significative». «Israël est en pointe dans les nouvelles technologies et ces outils nous offrent toutes sortes de possibilités», a-t-il ajouté, alimentant ainsi les spéculations sur le rôle de Tel Aviv dans la conception de ce programme.


Selon les premières analyses, Flame a commencé à infecter des machines depuis au moins deux ans. Mais selon le Laboratoire en cryptographie et système de sécurité hongrois qui avait découvert DuQu, Flame pourrait être actif depuis 2007. «S'ils étaient capables de créer une telle chose il y a cinq ans, je n'ose imaginer ce qu'ils peuvent faire aujourd'hui», commente le responsable d'une société de cybersécurité britannique auprès de Reuters.
Pour Eugène Kaspersky, fondateur de la société éponyme, Flame est une «nouvelle étape» dans la cyberguerre. «Il faut bien comprendre que de telles armes peuvent être facilement utilisées contre n'importe quel pays. Et contrairement à la guerre conventionnelle, les pays les plus développés sont ici les plus vulnérables».


LIRE AUSSI:


» Stuxnet, le ver qui a déclenché la cyberguerre
» Stuxnet: l'Iran se dit victime de «guerre électronique»
» La guerre secrète contre l'Iran retarde la bombe
» Virus DuQu: Microsoft prépare un correctif en urgence


http://www.lefigaro.fr/hightech/2012/05/29/01007-20120529ARTFIG00515-flame-une-nouvelle-etape-dans-la-cyberguerre.php
Par catger - Publié dans : INFORMATIQUE - Communauté : REGARD SUR LE MONDE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 08:31



Comme tous ceux qui ont lu « Le village de l’Allemand »* (1), nous nous sommes empressés de découvrir le nouveau roman de Boualem Sansal « Rue Darwin » (2). Le narrateur, comme l’auteur lui-même, est né en 1949 et le lecteur s’interroge sur la part de l’autobiographie.
 
« Rue Darwin » est à mi-chemin entre le roman et le document. Des personnages d’exception, comme Djeda, femme à la tête d’un clan puissant, et Yazid, son héritier, vivent les dernières années de l’Algérie française puis évoluent dans l’Algérie indépendante, de Boumédiene à Boutéflika.
 
Retrouvailles familiales au chevet d’une mère mourante
 
Le début se situe à Paris, à l’hôpital de La Pitié – Salpétrière. Au chevet de sa « mère » dans le coma, Yazid, le narrateur, retrouve Nazim, Karim « ses demi-frères », Mounia, Souad, et Sue « ses demi-sœurs », accourus sur son appel des quatre coins du monde.Tous sont là, sauf Hedi. Le dernier né de la fratrie, endoctriné dans une école coranique, participe au Djihad en Afghanistan.
 
Procédant par flash- back, le narrateur revient sur son enfance.
 
Petite enfance auprès d’une « grand’mère » chef de clan
 
Djeda (grand’mère) ou Lalla (noble maîtresse) ainsi que tous la nomment, est avec Yazid le personnage central du roman.
Vers 1900, en l’absence d’héritier mâle, Sadia, 18 ans, devient Djeda chef du clan des Kadri. Djeda est un personnage hors normes ; elle dirigera jusqu’à sa mort en 1964 une sorte d’empire féodal : elle bâtit une fortune colossale en créant dans le village d’Ouled Abdi une immense maison de tolérance, « la citadelle » qui aura des succursales en France, en Suisse et au Maroc. 

 
Dans cet établissement travaillent des prostituées recrutées parmi des filles fuyant leurs familles à la suite d’une grossesse ou des femmes en difficulté, les premières et les secondes n’ayant trouvé que la prostitution comme solution à leur désespoir.
Dans cet univers de femmes, les hommes sont « des ombres furtives ». Djeda fait régner l’ordre et la peur parmi ses sujets dont la soumission est absolue.

 
Jouxtant la maison close, « le phalanstère » recueille « les pupilles », enfants nés d’un « accident du travail » après échec des manœuvres abortives. De cette marmaille se détachent Yazid, héros du roman, protégé et héritier de Djéda, Daoud et Faiza qui nous accompagneront dans le récit. L’or amassé grâce à la prostitution durant la période coloniale sera offert en partie au FLN (Front de Libération Nationale), au cours de la guerre d’indépendance, puis très officiellement aux dirigeants de la république algérienne.
Yazid vivra dans cette communauté jusqu’à l’âge de 5 ans. Après la mort accidentelle de son « père », bravant Djeda, « la mère » de Yazid l’emmène vivre à Alger, rue Darwin. Elle y fonde une nouvelle et nombreuse famille.
 
La rue Darwin, une rue de Belcourt, quartier populaire d’Alger **
 
Retour à Paris : c’est auprès de sa « mère » défunte que Yazid entend une voix lui chuchoter « Retourne rue Darwin », cette ruelle du quartier Belcourt où il a vécu après avoir quitté la bande des « pupilles », passant de l’opulence à la misère, pour vivre dans une famille « normale », avec sa « maman » et le second mari de celle-ci, une famille s’agrandissant chaque année d’un garçon ou d’une fille, « ses demi-frères et sœurs »
Il obéira à cette injonction, et reviendra rue Darwin.

 
Ce retour après plusieurs décennies lui permettra de découvrir ses véritables origines, le secret de sa naissance, un mystère qui ne se dévoile que dans les dernières pages du roman.
Tout au long du récit, avec une habileté digne des meilleurs auteurs de polars, se poursuit la quête de l’identité du narrateur qui, à l’inverse de ses « demi-frères et sœurs » demeure en Algérie pour veiller sur sa mère. C’est aussi sa façon de résister, en se battant pour son pays dont le peuple, après avoir lourdement payé le prix de l’indépendance, n’a pas su recouvrer le bien le plus cher, la liberté, toujours sous la férule de chefs autoproclamés qui tiennent l’Algérie d’une main de fer, à l’abri des turbulences du printemps arabe.
 
 
Yazid veut éviter à sa mère une mort abjecte dans un hôpital d’Alger « sur un grabat grumeleux et pestilentiel dans un hôpital louche…pitance infectée, eau saumâtre… ». Il prend avec elle un avion pour la France et fera admettre la malade dans un hôpital parisien où elle succombera.
 
Une parenthèse : brève référence aux Juifs et à Israël
 
Rares sont les Juifs restés en Algérie après 1962.

 
Sansal mentionne une exception : rue Darwin vivait Simon, un rabbin à qui les enfants du quartier venaient rendre visite ; ses jeunes amis adoraient les histoires qu’il se plaisait à leur raconter, des contes tirés de la bible. Après l’indépendance le rabbin ne voulut pas quitter le pays où avaient vécu ses ancêtres ; il n’avait plus de ressources, mais ses voisins arabes lui permettaient de subsister.
 
On trouve dans le livre un fait peu connu sur la guerre de Kippour : en octobre 1973 l’Algérie avait mobilisé, espérant aider les Egyptiens à « finir le travail »., Mais, on le sait, l’offensive tourna au désastre. Les conscrits algériens, avant de regagner leurs foyers, avaient reçu la visite du président Boumédiene, un président en tenue de combat qui, au cours d’un discours mémorable sur la guerre, déclarait «Plus il y a de morts, plus la victoire est belle.
La terre arabe a soif de sang et le peuple musulman veut des martyrs »
 
Où commence la fiction ?
 
Au cours d’entretiens avec la presse, Boualem Sansal dissipe toute équivoque : « Rue Darwin » est bien un roman, mais tous les personnages ont réellement existé.
Ce récit truculent, construit comme un puzzle, inspiré de personnages et de faits authentiques, foisonne de réflexions, de digressions toujours passionnantes et de va-et vient incessants dans le temps et l’espace. Le texte se teinte par instants d’humour. L’écriture est fluide, effervescente, colorée.

 
L’islam, religion d’Etat
 
Boualem Sansal dénonce les islamistes qui ont trahi le peuple algérien après l’indépendance en imposant leurs lois, leurs interdits, leur religion mortifère, en misant sur l’inculture de ses habitants. Belcourt n’échappe pas à leur emprise. Sansal-Yazid ne mâche pas ses mots : « La liberté y est un péché impardonnable. Il n’ y a d’homme libre que soumis à Allah, clame-ton du matin au soir et du soir au matin »
Pour Sansal, dont les propos sont un défi au gouvernement de son pays et à l’Islam, et qui vit toujours en Algérie, « le silence est la pire des trahisons.. »

 
Sa seule protection contre ceux qu’il ose critiquer est sa notoriété, la notoriété d’un écrivain dont l’œuvre est couronnée par les prix littéraires les plus prestigieux.
 
 
Par catger - Publié dans : ART et TALENT - Communauté : REGARD SUR LE MONDE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 30 mai 2012 3 30 /05 /Mai /2012 08:20



Tsahal (acronyme de « Armée de Défense d’Israël ») est l’armée de l’État d’Israël. Tsahal opère sous l’égide des autorités civiles démocratiques et des lois de l’État. L’objectif de Tsahal est de protéger l’existence de l’État d’Israël et son indépendance, et de contrecarrer les tentatives ennemies de perturber la vie quotidienne du pays. Les soldats de Tsahal ont l’obligation de lutter, de consacrer toutes leurs forces et même de sacrifier leur vie afin de protéger l’État d’Israël, ses citoyens et ses résidents. Les soldats de Tsahal agissent en vertu des valeurs et des ordres de Tsahal, en accord avec les lois de l’État et les normes de la dignité humaine, et honorent les valeurs de l’État d’Israël comme État juif et démocratique.


 

Esprit de Tsahal – Définition et Origines

L’Esprit de Tsahal, « carte d’identité » des valeurs de Tsahal, se retrouve dans toutes les activités de chaque soldat de Tsahal, qu’il soit conscrit ou réserviste. L’Esprit de Tsahal et les directives opérationnelles qui en découlent représentent le code éthique de Tsahal. L’Esprit de Tsahal façonne le mode opératoire de Tsahal, de ses soldats, de ses officiers, de ses unités et de ses corps d’armée. Tous se conduiront, seront éduqués et s’autoévalueront selon l’Esprit de Tsahal.
L’Esprit de Tsahal se base sur quatre sources :
  • La tradition de Tsahal et son héritage militaire.
  • La tradition de l’État d’Israël, ses principes démocratiques, ses lois et ses institutions.
  • La tradition du peuple juif tout au long de son histoire.
  • Les valeurs morales universelles basées sur la valeur et la dignité de la vie humaine.

Valeurs de Base

Défense de l’État, de ses Citoyens et de ses Résidents – Le but de Tsahal est de défendre l’existence de l’État d’Israël, son indépendance et la sécurité de ses citoyens et des résidents de l’État.

 
Amour de la Patrie et Loyauté au Pays – Au cœur du service dans Tsahal figurent l’amour de la patrie, l’engagement et la dévotion envers l’État d’Israël comme État démocratique, foyer national du peuple juif, ses citoyens et ses résidents.

 
Dignité Humaine – Tsahal et ses soldats ont l’obligation de défendre la dignité humaine. Chaque être humain doit être respecté indépendamment de son origine, de sa religion, de sa nationalité, de son sexe, de son statut ou de sa position.

Les Valeurs de l’Esprit de Tsahal

Ténacité dans la Mission et Persévérance en vue de la Victoire – Les soldats de Tsahal combattront et se conduiront avec courage face à tous les dangers et obstacles ; ils persévéreront dans leur mission résolument et avec empressement, même au risque de mettre leur vie en danger.

 
Responsabilité – Les soldats de Tsahal se considéreront comme des participants actifs à la défense de l’État, de ses citoyens et de ses résidents. Ils agiront constamment avec détermination, implication, diligence et sens commun, dans le cadre de leurs compétences, et tout en étant prêt à assumer la responsabilité de leurs actes.

 
Crédibilité – Qu’il s’agisse de planifier, de réaliser ou de rapporter, les soldats de Tsahal présenteront les faits tels qu’ils sont, de façon complète et précise. Ils se comporteront de façon à ce que leurs pairs et leurs officiers puissent avoir confiance en eux dans la réalisation de leurs missions.

 
Exemple Personnel – Les soldats de Tsahal se conduiront comme on l’attend d’eux, et seront aussi exigeants avec les autres qu’avec eux-mêmes, en étant conscients de leurs capacités et de leurs responsabilités dans le cadre de l’armée comme à l’extérieur, afin de servir de modèle.

 
Vie Humaine – 

 
Les soldats de Tsahal s’efforceront d’agir de façon réfléchie et sûre dans tous leurs actes, en se basant sur la valeur suprême qu’est la vie humaine. En temps de combat, ils ne se mettront en danger, eux-mêmes ou leurs camarades, que si cela est requis par leur mission.

 
Pureté des Armes – Les soldats de Tsahal ne recourront à leurs armes et à la force que dans le cadre de leurs missions, et seulement en cas de nécessité, et conserveront une attitude humaine même durant le combat. Les soldats de Tsahal n’utiliseront pas leurs armes et la force pour porter atteinte à des êtres humains qui ne sont pas des combattants ou des prisonniers de guerre, et feront tout pour éviter de porter atteinte à leurs vies, leurs corps, leur dignité et leurs biens.

 
Professionnalisme – Les soldats de Tsahal acquerront le savoir professionnel et les connaissances requises pour réaliser leurs missions, et s’efforceront de perfectionner leurs accomplissements personnels et collectifs.

 
Discipline – Les soldats de Tsahal s’efforceront de réaliser leurs missions de la meilleure façon, en fonction des ordres et de l’esprit inhérent à ceux-ci. Les soldats de Tsahal feront attention à ne respecter que des ordres légaux, et s’efforceront de ne pas obéir à des ordres a priori illégaux.

 
Camaraderie – Les soldats de Tsahal agiront avec fraternité et dévotion dans leurs rapports avec leurs camarades et se porteront toujours à leur aide en cas de besoin, quels que soient les dangers ou les difficultés, même au risque de mettre leur vie en péril.

 
Sens de la Mission – Les soldats de Tsahal considèrent leur service dans Tsahal comme une mission ; ils devront être prêts à se sacrifier afin de défendre l’État, ses citoyens et ses résidents. Ils sont les représentants de Tsahal, et agissent sur la base et dans le cadre de l’autorité qui leur est accordée en vertu des ordres de Tsahal.


« L’Esprit de Tsahal » (hébreu : רוח צה"ל, ‘Rouah Tsahal’) est le nom du code éthique qui encadre l’ensemble des activités de l’armée israélienne.


 
Par catger - Publié dans : TOUT SUR ISRAEL - Communauté : REGARD SUR LE MONDE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Présentation

Profil

  • catger
  • Le blog de univers-des-news.over-blog.com
  • cinema curieux humour famille photos
  • http://tendancedesantipodes.blogspot.com/ var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-15905281-1']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script')

Syndication

  • Flux RSS des articles

Partager

Rechercher

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés