Clique sur l'année de ta naissance, ou celle que tu veux, pour savoir quels étaient les tubes de
l'époque.... Je te souhaite beaucoup de plaisir, et autant de bons souvenirs.
1 - Quand ton grand père parle de ses origines il dit qu'il était de Tunis MEME
2 -Ta grand mère se rappelle parfaitement de la statue de Jules Ferry avenue de Paris
3 - Quand ton oncle monte à la Tora pour lire la Haftara tous les "vav" se disent "ouah" : "ouadaber Moshé.."
4 - la bar Mitzvah de ton cousin ne peut se faire qu'un jeudi, 5ème jour de la semaine, «naar khmiche » en arabo tunisien..
5 - une inauguration quelconque ne peut pas se faire sans poisson... du mulet de préférence
6 - Tu kiff la boukha que si elle est accompagnée d'adam Khot sinon, c'est pas la peine
7 - Le rabbin Sitruck n'est pas critiquable chez toi
8 - Tous les prénoms de tes neveux, nièces, cousins sont : Sandy, Larry, Kevin, Jordan, Kelly...
9 - Une chemise qui n'est pas ouverte sur un torse velue orné d'une magen David de 5 cm de hauteur n'est pas tune
10- Ta grand mère ne peut pas écouter "au café des délices " de Bruel sans verser une larme mais précise tout de même à chaque fois que le
café ne s'appelait pas comme ca
11- Il est impossible pour tes grands parents de faire une phrase qui n'est pas un mélange de français et d'arabe, et quand tu demande la
traduction...c'est intraduisible
12- Ta grand mère te dit que les meilleurs maris sont les maris juifs tunisiens, les algériens trop intégrés, les marocains pas
assez!
14- Le makhoud truffée de petits légumes est une hérésie pour ta tante Fortunée
15- Ton grand père rappelle a qui veut l'entendre que Bourgiba aimait les juifs et en plus était marié avec une
française
16- Tous tes copains te disent que la pkeila c'est dégueulasse...mais toi tu l'aimes
17- Pour ta mère un roch achana sans pkeila n'est pas un vrai roch achana
18- Tous les copains de tes parents ont fréquentés le lycée Carnot de Tunis
19- Dès qu'une ampoule se casse dans la maison ta grand-mère met ça sur le dos de l'ayin ara
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à payer des dommages et intérêts pour contrefaçon.
Une étude réalisée en Grande Bretagne a révélé que les hommes mentent deux fois plus que les femmes. Conjoint, collègues,
boss, inconnu, tout le monde ment et tout le temps. Un petit top des mensonges les plus fréquents.
"Paroles paroles paroles", ce titre de Dalida est vraiment d'actualité. Un sondage réalisé en Grande-Bretagne a révélé que
les hommes mentent en moyenne six fois par jour, soit deux fois plus que les femmes, qui elles mentiraient 3 fois par jour, tout de même. Après de tels résultats qui pourrait encore s'étonner que
Robert Pattinson ment pendant ses interviews, ou que n'importe quelle personne proche de vous, vous a une fois cacher la vérité. Sérieusement, qui celui ou celle qui n'a jamais menti se fasse
connaître haut et fort. Voici donc le top 3 des mensonges hommes, suivis du top 3 des mensonges femmes réalisés par melty.fr.
Le top 3 des mensonges des hommes : 1°Je suis / étais au boulot (alors qu'en fait avec des potes). Astuce pour être
tranquille face à une femme un peu trop inquisitrice. Il est vrai mesdames qu'il faut laisser un peu d'espace à ces hommes. Les harceler de questions sur leur emploi du temps ou pour certaines,
être très réglementée quant à leur sortie entre potes n'arrange pas les choses. Et oui, les femmes ont tendances à vouloir tout savoir et donc à étouffer les hommes, ceux-ci trouve refuge dans le
mensonge. Le mensonge utile pour lui comme pour elle (évite une crise de jalousie maladive).
2° Non tu es parfaite, non tu n'as pas grossi etc., tout "mensonge" sur l'apparence physique de leur petite chérie, ils ne
se risqueraient pas à offusquer madame. Ça peut être classé dans le mensonge utile, l'homme sait ce que la femme veut entendre, d'ailleurs sa question à elle est-elle objective ? La plupart des
femmes qui demandent attendent-elles la vérité sur leurs 2 kg en plus ? Ce n'est pas sûr, ces messieurs mentent sûrement pour faire plaisir à ces dames qui ont besoin d'être rassurées sur leur
physique. Comme quoi, un petit mensonge ne fait pas toujours de mal.
3° C'est la dernière bière ou non je n'ai pas bu. Toujours face à l'inquisition, que ce soit de la compagne, d'un agent de
police, du chef lorsque son employé modèle a l'air un peu trop joyeux. Et oui l'homme tente toujours de ne pas recevoir une pluie de reproche sur le nombre de bière qu'il a bu. De la même
manière, "c'est ma dernière bière" à l'avantage de calmer la personne qui s'impatiente, et qui pense ainsi que l'homme va bientôt rentrer.
Chez les femmes nous avons en number 1 le fameux " Tout va bien", trois mots mensongers au possible s'il en est dans la
bouche d'une femme. Souvent le faux calme avant la tempête. Ceci cache toujours une amertume dans un couple, ou la future confidence lors d'une petite conversation entre copines. Alors qu'il
serait plus facile de mettre les choses au clair, le "tout va bien" laisse mijoter le problème, quel qu'il soit d'ailleurs, pour le laisser exploser dans les heures ou jours à suivre. Il est
dangereux voire stupide de croire un "tout va bien".
2° Fais comme tu veux, cela m'est égal. Sans blague? La plupart du temps cette petite phrase a pour but de laisser croire à
l'autre qu'il a le choix, alors que ce que vous attendez réellement c'est que votre homme choisisse d'agir comme vous en avez envie. Sors si tu veux ça m'est égal cache en fait un non tu n'as pas
intérêt de sortir, sinon lorsque tu vas rentrer tu vas t'en prendre plein la g*****.
3° Ce n'était pas cher, et le prix réel dans cette histoire? Les dépenses, voilà un gros mensonge de femme. Que ce soit dans
un couple pour éviter les reproches de son conjoint ou entre copines, pour faire croire que l'on a déniché la perle à moindre prix, les femmes mentent sur les prix de ce qu'elles achètent. A
besoin de justifier à moindre coût l'immensité de votre garde-robe mesdames ? Quoi qu'il en soit, les femmes ne dépensent jamais d'argent si on les écoute avec
attention.
Y a-t-il des mensonges utiles ou bien conventionnels, des mensonges pieux peut-être? La vérité face au mensonge, c'est
grande question philosophique. Chacun a évidemment sont avis, mais la vrai question est, toutes les vérités sont-elles bonnes à dire. Tout le monde ment donc, et les raisons sont parfois des plus
surprenantes. Le mensonge est parfois un moyen d'éviter la honte et l'humiliation. Comme par exemple pour le rugbyman Bastareaud avait fait croire à une agression alors qu'il s'était cogné la
tête en état d'ébriété. On peut aussi parfois mentir parfois pour éviter une situation embarrassante, cela peut être utile, dans le genre, on est en couple et de sortie, tiens qui cette fille qui
te souris ? Lui : une copine de lycée, c'est toujours mieux que "mon ex" non? Alors, pour ou contre le mensonge ? Il semble que le mensonge ne soit pas toujours un mal. Selon les âges et les
situations, les mensonges diffèrent. Et vous, quel est votre mensonge fétiche ?
L'homme exprime conjointement une faculté novatrice et
une aptitude à tout saboter. Il apparait indispensable aujourd'hui de bâtir et de préserver un contenu harmonieux
entre présence et maitrise de soi. On ne peut ordonner à la nature sans lui obéir. S'il est élémentaire d'identifier le travail comme le moyen de contrôler la nature, quelle est donc la nature de
l'homme?
Si notre approche du travail est d'y percevoir le
seul profit matériel, alors celui-ci ne sera plus qu'un vulgaire moyen, sans nulle autre option si ce n'est celle de vivre notre existence à essayer d'empocher plus pour acheter davantage, pour
posséder plus. Est-ce que cela mérite un tel tourment ? Gâcher son «être» tout en cherchant son seul
«avoir».
Dès le premier verset de la Genèse il est dit que D.ieu
est le Créateur et que l'homme fut créé à son image. Adam travaille à cultiver son jardin d'Éden bien avant son échec futur. Il y aurait donc deux sortes de travaux: le travail créateur de D.ieu et le travail
fécond de l'homme opposé au travail stérile et servile. Chez l'Humain ce contraste n'est évident que dans les formes extrêmes, très souvent les
deux modèles sont associés.
D.ieu et l'homme sont réunis dans la Creation lorsque le
«projet» de l'Éternel trouve en son serviteur un vrai réalisateur. Rabbi Akiba présente au gouverneur romain un épi de blé et un gâteau: «Voici une œuvre
divine et voilà une œuvre humaine, cette dernière n'est-elle pas la plus belle?» dit-il, «Car elle poursuit l'ouvrage, elle est plus raffinée, plus aboutie». Si l'Humain est l'allié de l'Auteur de la Création, les hommes n'auront d'autre choix
que de poursuivre son œuvre. Deux méritent mieux qu'un. Édifier le Temple, rebâtir Jérusalem sont des ouvrages conjoints, cette œuvre
collective sera confrontée aux même épreuves que l'activité privée: la servitude, celle qui affaiblit la fécondité humaine. L'œuvre collective nécessite le rassemblement d'hommes libres; raison pour laquelle le
Talmud explique que si on a besoin de faire appel à un esclave pour compléter le quorum requis à la prière, on doit imiter Rabbi Éliézer qui n'hésita pas à émanciper son esclave à cette occasion
et à cette fin. Au-delà des règles sociales archaïques, l'esclavage est saisi comme une réalité ne
devant avoir plus aucun droit au chapitre de l'Histoire humaine.
Dans l'œuvre collective comme dans l'œuvre individuelle,
il n'est pas de sot métier et aucun métier n'est insignifiant. Le travail manuel, quel qu'il soit, est louable. Nos sages disent: «Une bénédiction ne rayonne que sur le travail des mains de l'homme».
Yochanan était savetier; Abba Saül était fossoyeur; Rabbi Hillel était une sorte de manœuvre sans qualification. Mais tout labeur n'est pas gratifié d'une exemption de peines. Job parle du travail du
mercenaire qui attend son salaire; il parle des nuits consacrées à un travail pénible, incompréhensible, sans espoir et sans repos. Job ne comprend pas que même le Juste peut
souffrir.
Les tâches bousillées du fainéant, la besogne blasée de
l'insolent mènent à la défaite, à l'insuccès, à la dévastation. Refuser l'épreuve engendre la division, l'approximatif et jette l'anathème sur des
hommes démissionnaires, traitres à la Création, ils n'incarnent plus la continuité de l'œuvre divine.
Selon l'éthique d'Israël, les vertus mutuelles des
hommes qui travaillent ensemble sont indispensables. La détresse de Jacob abusé par son beau père, Laban, ne fait que nous instruire à
propos d'enseignements réitérés dans la Genèse, dans le Lévitique, dans le Deutéronome, dans les Proverbes. La Bible possède toute une législation du travail très scrupuleuse sur les droits des
travailleurs et sur les droits des esclaves, sans omettre pour autant les devoirs des ouvriers envers leurs patrons.
Il est vrai que parler des droits des esclaves, c'est
d'une certaine manière accepter qu'il y ait des esclaves. Affirmation totalement indécente pour nos contemporains, mais tout bien considéré en observant le présent de plus prés, voila une
civilisation qui accepte les camps de concentration, qui accepte le colonialisme, qui accepte le prolétariat, en clair, nous ne valons guère mieux. Il y a autant d'hommes qui construisent des maisons pour que d'autres y demeurent,
d’hommes qui ensemencent des terres pour que d'autres en dégustent le fruit, d’hommes qui ont froid et faim et d’hommes qui exploitent les autres. Il y a autant de Job qui œuvrent la nuit et qui ne peuvent se reposer le
jour. La question des droits des esclaves reste une interrogation tout à fait
contemporaine. Les textes bibliques, si on les analyse mieux, démontrent qu'une morale débridée
dépasse la morale sociale, que tout vise, dans l'essentiel de l'âme des textes, à une abolition de l'esclavage. Ces textes nous passionnent encore dans la mesure où, ayant aboli l'esclavage en
droit, nous sommes très loin de l'avoir aboli en fait. Il est indiscutable que dans l'exercice de sa profession, le travailleur soit exposé à
des insatisfactions où, dans l'effervescence de sa vie, il galvaude ses buts véritables. Or la «turbulence» humaine est puérile, nous disent le Psalmiste (127) et l'Ecclésiaste. Nous brulons de
fièvre, comme l'homme illégitime à qui il est dit dans Ézéchiel (28, 18) : «J'ai fait sortir du milieu de toi un feu qui t'a consumé». Quand les temps seront venus le salaire sera équitable!
(Zacharie).
Que faisons-nous en
attendant?
Nous édifions présomptueusement des tours jusqu'aux
cieux, voulant ainsi gratter ou chatouiller le ciel et nous ne savons toujours pas comment vivre ensemble. D.ieu nous insuffla un savoir afin de lui construire un Temple, nous l'avons utilisé
... mais pour faire un veau d'or, à l'heure de fièvre, le terme de délire fébrile serait plus caractéristique. Le bâton magique fuit son détenteur et l'emporte dans une danse
infernale. Nul n'a la patience d'attendre le retour de Moïse, alors on se crée des idoles parce
qu'il nous faut croire en quelque chose et tant pis pour la Vérité. Face aux conditions dramatiques de l'Humanité, coexiste le drame de chaque
individu. Le roi David, lui-même, ne pourra point bâtir la maison de l'Éternel car il a versé le
sang. D'aucun ne peut s'enorgueillir de ses aptitudes, nul ne peut se plaindre de ses difficultés objectives, car ce qui compte c'est le sens général que l'on donne à sa
vie. L'Éternel nous a sorti de l'esclavage en Égypte, encore fallait-il cheminer dans la
bonne direction, dans le droit chemin. Face à l'oppression on a toujours la possibilité de lutter, on peut agir comme Néhémie, qui réunit le peuple et reconstruit Jérusalem, ménageant une main
pour bâtir et une autre pour se battre. Pharaon tente de contrecarrer les desseins de Moïse et Aaron quand ces derniers rassemblent et délivrent les Hébreux. Mais Pharaon est
vaincu. Face à l'oppression du dehors, l'homme parait toujours capable
d'opposition. Le péril le plus sournois est ailleurs, c'est en nous-même que nous charrions notre
asservissement. Il faut que le maitre affranchisse son esclave la 6eme année mais s’il refuse d'assumer
sa liberté, il aura l'oreille percée sur le pas de la porte. Le Talmud (Kidouchin, 22a) indique que si c'est l'oreille qui est percée, c'est parce
que l'oreille sert à entendre les lois; sur le pas de la porte, car c'est par là qu'est passé l'Éternel lorsqu'il ordonna à Israël de ne servir d'autre D.ieu que Lui. Ce passage raconte le trouble de celui qui n'a plus de maître: contre qui batailler et
devant qui se courber dans la mesure où il demeure prisonnier de lui-même, autre maître de chair, indigne de son effort.
D.ieu invite l'homme à la mission fondamentale de son
existence, celle-ci à tous les niveaux restera sans échappatoire, sans aucune excuse.
C'est pourtant ici que l'exigence du travailleur se
génère, abîmé dans son for intérieur et non pas seulement par sa condition physique. Toute la peine qu'il dispense dans sa bataille pour une place plus équitable restera vide de sens. Sans une
prise de conscience de ses maillons intérieurs et de ce que sa dignité d'homme exige de lui, aucun devenir possible.
L'œuvre humaine est d'abord à l'image de l'œuvre divine,
l'œuvre humaine perpétue la Création, détermine la présence de l'Éternel.
Noé construira l'Arche pour permettre l'Alliance, on
édifia le Sanctuaire pour permettre à D.ieu de résider parmi nous, mais l'œuvre humaine reste délicate, l'homme peut aussi démolir. L'homme finit dans tous les traquenards: celui de la rivalité
entre la vie et la matière; celui du déclin dans une pensée dissociée de la vie et celui du déclin dans l'action dissociée de la pensée, ceux de l'asservissement enduré et de la coercition
imposée, où l'on ne sait être que maitre ou serviteur.
L'homme poursuit aveuglément les faux prophètes, à la
suite de Hanania désirant se débarrasser d'un joug qui n'était que de bois, il se retrouve écrasé sous un autre joug, mais de fer cette fois à la suite de Charles Taylor, puritain égaré qui fonde
une quasi-religion de l'organisation dite scientifique du travail.
Nous savons pourtant pertinemment ce que nous avons à
faire, il subsiste un «plan» de D.ieu qui est antérieur à toute Création, et, si nous souffrons de ne pas connaitre ce programme, du moins connaissons-nous la voie d'accès. «Il y a un temps pour
déchirer et un temps pour coudre» dit l'Ecclésiaste; «Il a fait toute chose excellente à son heure; Il a mis aussi dans le cœur de l'homme le sens de la durée, sans quoi celui-ci ne saisirait
point l'œuvre accomplie par D.ieu du commencement à la fin». C'est l'âme, et non pas la science, qui nous renseigne sur ce qu'il faut faire et quand faut il le
faire.
Les pratiques modernes du travail n'ont rien changé aux
problèmes qui se posent dans les mêmes termes depuis les temps bibliques. Le travail s'achèvera soit dans la folie et la ruine, soit dans le salut et la
quiétude, selon que l'âme l'aura abandonné ou l'aura vivifié. Le repos auquel aspire l'homme est à l'image du repos de D.ieu, le septième jour est le
repos de l'Éternel, tout comme Sion est le repos de l'Éternel. C'est la double consécration du temps et de l'espace.
Notre cœur fonctionne par systoles et diastoles, par
contractions et repos, alternés, mais indissociables; l'une ne vaut pas plus que l'autre, les deux sont indispensables. De même le travail et le repos n'ont aucun sens si on les oppose. Il ne suffit même pas
de dire qu'ils se complètent, ils ne sont qu'un seul et même mouvement. L'homme qui honore l'Éternel l'honore dans le travail de ses mains, exactement comme il
l'honore au jour du Shabbat.
L'exigence qui nous incite à quérir un travail et à
travailler n’est elle pas bien plus qu’économique ? C'est la satisfaction entière d'une existence que nous recherchons. Elle ne se trouve
pas uniquement dans le monde du loisir et du plaisir, Elle se réalise également dans l'activité de l'homme car chacun de nous ambitionne un travail qui puisse devenir sa propre
œuvre. Travailler c'est aussi s'accomplir, nous tentons inlassablement d'y rencontrer le réel
bonheur, un bien être, une reconnaissance sociale, nous voulons trouver dans le travail la preuve du sens à donner à notre vie. Chacun œuvre pour l’estime de soi, chacun besogne pour lui
même. Essentiellement, et même si cette notion n’est pas très précise, nous ne travaillons
pas pour avoir, mais surtout pour être et nous sentir être plus encore. C’est la raison pour laquelle le travail peut alimenter notre
joie.
Il ne s’agit donc pas seulement de chercher à gagner sa
vie tout en la perdant, ce que font hélas la plupart des gens, en ne voyant de justification du travail qu’économique. De préférence, il s’agit de gagner sa vie, tout en gagnant la Vie. Le travail, comme
tout autre exercice, est une forme de développement de la conscience, une satisfaction et saisie de soi. Le repos pour le repos ne vaut pas davantage que le travail pour le travail. C'est dans
leur alternance subordonnée à une Création continue en laquelle l'homme s'accomplit en accomplissant l'œuvre divine que se trouve le salut. C'est dans la ligne d'un
accomplissement «Salutaire» que la tradition juive éclaire les problèmes posés par la
civilisation.
Nous sommes le mardi 4 octobre 2011, deux semaines avant que ne soit cité dans la presse le nom deDominique Straus-Kahndans l'affaire dite duCarlton de
Lille. Une semaine plus tôt, en revanche, la mairie de Sarcelles et les domiciles deFrançois
Pupponiont été perquisitionnés dans le cadre de l'affaire du cercle de
jeux Wagram, où un ami corse du maire de Sarcelles est actuellement détenu à la prison de la Santé. Une perquisition qui avait valu à M. Pupponi un texto bien imprudent
deFabrice Paszkowski, cet industriel, membre du PS, grand organisateur des
"soirées" de DSK, pour luiproposerdes"contacts au sein de la police qui
pourraientêtreutiles".
"Allo ?"Un certain "Dominique" à la voix masculine décroche.
Il est 22 h 40. François Pupponi, dont le téléphone a été placé sur écoute, appelle l'ancien patron du FMI, celui qui lui a laissé, en 1997, la mairie et son siège de député du Val-d'Oise. La
conversation, également évoquée mardi sur le site de Bakchich, dure un peu plus de trois minutes.
— François Pupponi :"Oui, Dominique, c'est François. Ça va ?" — Dominique :"Ouais, ouais, ça va. T'es pas couché là ?" — François Pupponi :"Non, non, non. Il y avait un spectacle d'Yves Duteilà [la salle de
concert André] Malraux, j'en sors là." François Pupponi explique à son interlocuteur qu'il n'a rien àvoiravec l'affaire "Wagram", pour laquelle il n'est à ce jour pas
mis en examen (il doit de nouveauêtreentendu, le 29 février, par le jugeSerge Tournaire)."Bon, correct les mecs [de la brigade de police], ils me paraissent pas dupes, si tu veux, après ils font leur enquête c'est normal quoi (…), ils
vérifient quoi... mais avec des fuites organisées par la haute hiérarchie policière." — Dominique :"Je vois, notamment corse". — François Pupponi :"Eh ouais mais pas... ouais mais pas tant que ça", répond François Pupponi,
qui entretient avecBernard Squarcini, le patron de la DCRI, de bonnes relations. — "Y a plus aucun secret, c'est terrible...", soupire "Dominique". — François Pupponi :"Tu sens que derrière c'est c'est, ça fuite de partout... Mais y a plus aucun
respect, c'est un pays qui part en vrille complètement..." — Dominique :"Absolument,[inaudible]déliquescence complète putain.Je suis placé pour lesavoir." — François Pupponi :"Putain t'as raison (…) Et quant aux journalistes (…), c'est.. " — Dominique :"C'est vraiment des pourris tous." — François Pupponi :"C'est, c'est... Ça part en vrille, là je pense, là." — Dominique :"Ceci dit on va pas lesrater, moi..." — François Pupponi :"Ah mais moi non plus, alors là, bon." — Dominique :"Ouais." — François Pupponi :"Moi je commence àavoirquelques infra, ah pis je les dis à tout le monde, je vais pas leslouper, je... je... je vaisfairema petite
enquête, après ce que je suis en train defaireet puis on varigoler, je te jure..." — Dominique :"Fais juste gaffe un peu, fais juste gaffe un peu aux écoutes téléphoniques. (…) Tu dis
bonjour... bonjour monsieur Squarcini, bonjour monsieur [inaudible]..." — François Pupponi :"Ah ouais mais ça, ouais mais ça, ça je vais pas megêner, non mais ça les écoutes, je vais tedire... heu... y compris que ma petite enquête je la fais bien au téléphone pourmontrerqui je
recherche et comment." — Dominique :"Exactement, exactement tu as raison." — François Pupponi :"Qu'ils soient bien au courant que ça se rapproche..." — Dominique :"D'accord (…) Je rentre, je rentre... je rentre à Paris demain",annonce "Dominique", à cinq jours du premier tour de la primaire socialiste."Et de toute façon je
viendraivoterdimanche donc on pourra sevoirsamedi si tu
veux..."
Dans leur synthèse, les enquêteurs de la police judiciaire, grands seigneurs, n'ont pas évoqué cette étrange écoute
téléphonique. Ni cité le nom de famille de "Dominique".
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