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VIE QUOTIDIENNE

Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 14:10
 

Faites pas chier avec votre écologie..... 
Tellement vrai en plus. 

Écologistes toute une réflexion!!! 
A la caisse d'un super marché une vieille femme choisit un sac en plastique pour ranger ses achats. La caissière lui a alors reproché de ne pas se mettre à « l'écologie » et lui dit: 
"Votre génération ne comprend tout simplement pas le mouvement écologique. Seuls les jeunes vont payer pour la vieille génération qui a gaspillé toutes les ressources! " 
La vieille femme s'est excusée auprès de la caissière et a expliqué: " Je suis désolée, nous n'avions pas de mouvement écologique dans mon temps." 


Alors qu'elle quittait le magasin, la mine déconfite, la caissière en rajouta: 
" Ce sont des gens comme vous qui ont ruiné toutes les ressources à notre dépens. C'est vrai, vous ne considériez absolument pas la protection de l'environnement dans votre temps! " 
La vieille dame admît qu'à l'époque, on retournait les bouteilles de lait, les bouteilles de Coke et de bière au magasin. Le magasin les renvoyait à l'usine pour être lavées, stérilisées et remplies à nouveau; on utilisait les mêmes bouteilles à plusieurs reprises.

À cette époque, les bouteilles étaient réellement recyclées, mais on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
De mon temps, on montait l'escalier à pied: on n'avait pas d'escaliers roulants dans tous les magasins ou dans les bureaux. On marchait jusqu'à l'épicerie du coin aussi. On ne prenait pas sa voiture à chaque fois qu'il fallait se déplacer de deux rues. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
À l'époque, on lavait les couches de bébé; on ne connaissait pas les couches jetables. On faisait sécher les vêtements dehors sur une corde à linge; pas dans un machine avalant 3000watts à l'heure. On utilisait l'énergie éolienne et solaire pour vraiment sécher les vêtements. 

À l'époque, on recyclait systématiquement les vêtements qui passaient d'un frère ou d'une sœur à l'autre. C'est vrai ! on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
À l'époque, on n'avait qu'une TV ou une radio dans la maison; pas une télé dans chaque chambre. Et la télévision avait un petit écran de la taille d'une boîte de pizza, pas un écran de la taille de l'État du Texas. 
Dans la cuisine, on s'activait pour fouetter les préparations culinaires et pour préparer les repas; on ne disposait pas de tous ces gadgets électriques spécialisés pour tout préparer sans efforts et qui bouffent des watts autant qu'EDF en produit. 
Quand on emballait des éléments fragiles à envoyer par la poste, on utilisait comme rembourrage du papier journal ou de la ouate, dans des boites ayant déjà servies, pas des bulles en mousse de polystyrène ou en plastique. 

À l'époque, on utilisait l'huile de coude pour tondre le gazon; on n'avait pas de tondeuses à essence auto-propulsées ou auto portées. 
À l'époque, on travaillait physiquement; on n'avait pas besoin d'aller dans un club de gym pour courir sur des tapis roulants qui fonctionnent à l'électricité. Mais, vous avez raison: on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
À l'époque, on buvait de l'eau à la fontaine quand on avait soif; on n'utilisait pas de tasses ou de bouteilles en plastique à jeter à chaque fois qu'on voulait prendre de l'eau. 
On remplissait les stylos plumes dans une bouteille d'encre au lieu d'acheter un nouveau stylo; on remplaçait les lames de rasoir au lieu de jeter le rasoir après chaque rasage. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique. 

À l'époque, les gens prenaient le bus, le métro et les enfants prenaient leur vélo pour se rendre à l'école au lieu d'utiliser la voiture familiale et maman comme un service de taxi de 24 heures sur 24. 

À l'époque, les enfants gardaient le même cartable durant plusieurs années, les cahiers continuaient d'une année sur l'autre, les crayons de couleurs, gommes, taille crayon et autres accessoires duraient tant qu'ils pouvaient, pas un cartable tous les ans et des cahiers jeter fin juin, de nouveaux crayons et gommes avec un nouveau slogan à chaque rentrée. Mais, c'est vrai, on ne connaissait pas le mouvement écologique. 
On avait une prise de courant par pièce, pas une bande multi-prises pour alimenter toute la panoplie des accessoires électriques indispensables aux jeunes d'aujourd'hui." 

ALORS VIENS PAS ME FAIRE CHIER AVEC TON MOUVEMENT ÉCOLOGIQUE .. 

La vieille dame avait raison : à son époque, on ne connaissait pas le mouvement écologique, mais on vivait chaque jour de la vie dans le respect de l'environnement. 
Au plaisir
Par catger - Publié dans : VIE QUOTIDIENNE - Communauté : Les Tendance des news.
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Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 18:29
 

Texte envoyé ce soir à l'antenne lensoise de la HALDE.... 

Madame, 
En avant propos, je revendique et assure le fait de ne pas être dans la ligne de pensée du Front National...J'ai fait mes courses cet après midi à l'hypermarché Carrefour de Liévin. A hauteur du rayon des fournitures pour la rentrée scolaire, il y a, en tête de gondole, un présentoir dans lequel on trouve le Coran, des livres sur l'histoire de l'Islam, sur les pêchés mortels vus par l'Islam, des livres sur les prénoms musulmans, des livres sur les recettes des pays du Maghreb, etc...Au rayon des viandes, il y a bien sûr le désormais traditionnel rayon des viandes Hallal (mais comment faisaient donc nos compatriotes musulmans pour se nourrir avant que ne fleurissent ce type de rayons dans nos magasins ces dernières années ????).

En ce moment, il y a une armoire réfrigérée supplémentaire, présentant les viandes Hallal festives associées au Ramadan.Nous sommes le 11 Août, à quelques jours de la fête de l'Assomption. Sauf erreur de ma part, il s'agit d'une fête Catholique. Je n'ai vu aucun présentoir, aucune tête de gondole, aucune PLV proposant le moindre produit en l'honneur de cette fête Catholique.En sortant du magasin, j'ai discuté avec l'hôtesse de la Caisse Centrale.

Je lui ai dit que j'allais revenir avec un huissier pour faire constater cette flagrante discrimination religieuse et porter plainte (ce qui se ferait sûrement dans l'autre sens, sans aucun problème... qui plus est, on trouverait de bons français bien pensants pour dénoncer cela !) . Notre France est en train de se plier, de se corrompre, de s'adapter à nos concitoyens musulmans... Il me semble pourtant que la logique voudrait que ce soit l'inverse. Oh pardon, je suis "raciste" en écrivant cela... Mais depuis quand "musulman" est une race ????Je doute fort qu'en Algérie (où les femmes voilées vivant en France s'empressent d'ôter leur voile une fois arrivées "au bled" pour les vacances), il soit pris la moindre disposition pour ne pas "heurter" les non musulmans.

Je doute que le dernier livre de Benoît XVI soit en tête de gondole des magasins d'Alger, de Bagdad, de Téhéran, etc...Ah mais c'est vrai, j'allais oublier : "cessons de stigmatiser les musulmans" ! Nous ne sommes que de vilains français franchouillards et fachos.... En France, on ne peut plus rien dire, rien écrire. Je prends peut-être un risque inconsidéré en vous écrivant ce mail. Si je suis déchu de mes droits de citoyens, je n'aurais plus qu'à me convertir à l'Islam... et je serai à nouveau bien considéré....En Mai 2012, au premier tour, il se pourrait qu'il y ait une énorme surprise.

Il suffit de voir tout ce qui circule sur Internet de la part de gens ordinaires, comme moi, qui en ont assez de voir, de vivre, de supporter, que notre pays perde son identité au profit d'une culture qui n'est pas la notre.
Le jour où des prêtres pourront à nouveau prêcher librement, sans risquer leur vie, en Irak, en Algérie ou ailleurs, le jour où les femmes non musulmanes pourront se promener en mini jupe à Téhéran, le jour où on ne tuera plus gratuitement les "Infidèles" parce qu'ils ne sont pas musulmans, et bien, ce jour là, je supporterai de pouvoir m'acheter, en tête de gondole, le livre de recettes des loukhoums !Cordialement,un citoyen français irrité par le virage que prend la France, République Laïque... mais pour encore combien de temps ?
J. CORBINEAU..
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Mardi 19 juillet 2011 2 19 /07 /Juil /2011 20:18
Comme un avant-goût d'automne en plein mois de juillet...
RTL
Sur la place de Carolles, dans la Manche, le mois de juillet fait grise mine 
Sur la place de Carolles, dans la Manche, le mois de juillet fait grise mine /  

 

Mais qu'est-ce que c'est que ce temps ? Alors qu'il y a deux mois seulement, les autorités tiraient la sonnette d'alarme sur la sécheresse (dont le spectre plane toujours sur la France), en plein mois de juillet, il pleut, le ciel est gris et il fait plutôt frisquet. Et ce sont les vacanciers qui boudent face à ce mois d'été morose. Les images de plages désertes et de terrasses de café désespérément vides se succèdent ainsi sur les écrans des télévisions. Mais à qui la faute ? Y a-t-il un espoir que ça s'améliore ? Louis Bodin, "monsieur Météo" de RTL dresse la carte.

  

   

http://www.rtl.fr/actualites/economie/article/comme-un-avant-gout-d-automne-en-plein-mois-de-juillet-7703902014?IdTis=XTC-DBMO-DMG6IK-DD-B5X6E-AA7Y

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Lundi 18 juillet 2011 1 18 /07 /Juil /2011 13:32
 

De la poésie, le quotidien du jour ou les aventures du Comte de Montecristo: ce sont les ouvriers de la fabrique de cigares qui choisissent ce qu'ils veulent entendre de leur liseuse publique, pendant qu'ils roulent les Havanes qui font la réputation de Cuba.

Assise sur une tribune de bois face à son micro, Grisel Valdes, 55 ans, est depuis près de 20 ans "liseuse de fabrique de cigares", un métier vieux d'un siècle et demi, dont l'inscription au patrimoine oral de l'humanité a été proposée à l'Unesco.

Dans la fabrique H. Upmann de La Havane, 600 ouvriers sont suspendus à ses lèvres pendant qu'ils sélectionnent, coupent et roulent les feuilles de tabac qui composeront les meilleurs cigares du monde.

 

 

"La lectrice est très importante pour nous. Elle est notre principal apport culturel. En plus, elle nous marque le rythme de travail, selon le tour de lecture qu'elle prend, on sait qu'on a roulé cinquante ou soixante cigares", explique à l'AFP Julia Curbera, qui a passé trente de ses 47 ans à rouler des cigares.

Face aux rangées de tables où travaillent les rouleurs, Grisel remet ses lunettes en place et commence à lire la une du quotidien Granma, le journal du Parti communiste de Cuba: aujourd'hui, des nouvelles du président Hugo Chavez, récemment hospitalisé à La Havane, les derniers résultats de la production de mangues et des appels du gouvernement à travailler mieux et plus.

 

 

"Beaucoup d'entre nous ont quitté l'école avant quinze ans, ça nous aide à nous dépasser et à nous maintenir informés", ajoute Irse Martinez, un quadragénaire qui roule des cigares depuis seize ans.

Ferme et douce, la voix de Grisel résonne à tous les étages de la fabrique où sont confectionnés les célèbres Montecristo. Comme les quelque 300 liseurs de Cuba, Grisel, une ancienne professeur, a été choisie par les ouvriers de la fabrique, parmi plusieurs candidats.

"Je gagne seulement 315 pesos (14 dollars) par mois, mais je suis contente parce que je sais que je suis utile, ils ont besoin de moi", explique la liseuse à l'occasion d'une pause, dont elle profite pour discuter avec les ouvriers et fumer le cigare que lui roule, spécialement pour elle, Hugo Zulueta.

 

 

A 41 ans -dont 18 à rouler-, Hugo est particulièrement attaché à sa liseuse: "La lecture nous permet de nous évader un peu, j'aime mon travail, mais c'est toute la journée à faire la même chose".

Les premiers liseurs remontent à 1865. Et dans cette importante activité industrielle, ils ont joué un rôle primordial dans la promotion des luttes sociales grâce au canal de communication qu'ils incarnaient.

Les lectures font l'objet de vote par les ouvriers. Le roman d'Alexandre Dumas qui a donné son nom à une des plus prestigieuses marques de Havanes, le Comte de Montecristo, est toujours un gros succès d'audience.

 

Grisel s'entraîne pour adapter sa voix aux personnages. Son collègue Jesus Pereira, liseur à la fabrique voisine de Partagas, est célèbre pour ses imitations de voix de femme ou ses effets spéciaux: un coup de feu, une porte qui claque ou le trot d'un cheval.

Le dialogue existe. Les ouvriers corrigent la liseuse qui écorche le nom d'un joueur de baseball, ils protestent ou éclatent de rire en écoutant les nouvelles du jour.

 

Le verdict est donné par la "chaveta", le couteau rond qui sert à couper les feuilles de tabac. Quelques coups sur la table, l'auditeur est content. Mais si la "chaveta" est bruyammment lancée au sol, c'est la désapprobation totale.

Pour Grisel, parfois émue aux larmes par ses propres lectures, la "chaveta" dit oui depuis bientôt vingt ans.

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Vendredi 8 juillet 2011 5 08 /07 /Juil /2011 12:58
 


 
C’était la bonne adresse !

Alors que je poursuivais des études de droit à l’Université de Tachkent, je dus passer un stage sur la répression de la délinquance juvénile. Pour cela, on m’envoya d’abord en Ukraine. Bien entendu, je m’empressai de rechercher la communauté juive ; alors que j’errai dans les rues en regardant les passants, j’arrivai devant une usine. Je remarquai immédiatement un des ouvriers coiffé d’une casquette ouzbek. Je le regardai et il me regarda ; nous avons commencé à parler ensemble et, comme je l’avais supposé, il était juif, pratiquant de surcroît : il s’appelait Avraham Skavlov.

Bien vite, il m’emmena vers l’endroit où se tenait un «Minyane» (office) clandestin, auquel je me joignis aussi souvent que possible, en particulier le Chabbat et les jours de fête.

A la fin de mon stage, nous nous séparâmes avec émotion et je l’invitai à venir me voir si jamais il se rendait à Tachkent.

Effectivement, deux ans plus tard, il vint dans ma ville et, grâce à des Juifs rencontrés dans la rue, il trouva mon adresse. J’étais très content de le recevoir et, bien entendu, je lui proposai de rester chez moi tout le temps qu’il se trouverait à Tachkent.

Il me signala alors qu’il avait des parents éloignés dans la ville : «Si je les informe que je dois habiter un certain temps à Tachkent, ils voudront m’inviter et seraient vexés que je préfère habiter chez toi car tu manges cachère. Je n’irai les voir que le dernier jour avant de quitter la ville, je prétendrai n’être à Tachkent que de passage pour mon travail».

C’est ce qu’il fit. Il ne se rendit chez sa famille que le dernier jour. Nous avions prévu de nous retrouver à l’aéroport où je lui souhaiterais un bon voyage.

A l’heure dite, j’arrivai à l’aéroport et l’aperçus de loin : il était accompagné de ses lointains parents : «Viens ! me dit-il, je vais te présenter !» Il était très heureux mais ce n’était pas mon cas ! Une de ses parentes n’était autre que la procureur générale sous les ordres de laquelle je travaillai dans les bureaux du tribunal !

Dès que j’en eus l’occasion, je pris à part mon ami et lui demandai : «Dis-moi la vérité ! Que lui as-tu raconté à mon sujet ?»

Naïvement, il m’expliqua qu’il avait eu une discussion animée avec elle. Elle prétendait que le judaïsme n’existait plus en Union Soviétique grâce à l’éducation «progressiste et rationnelle» dispensée par les écoles «modernes et éclairées de la patrie». Il avait rétorqué que ce n’était pas vrai puisqu’il se trouvait encore des jeunes gens pratiquants, d’ailleurs même dans sa propre ville, des jeunes qui étudiaient la Torah, qui respectaient le Chabbat et bien d’autres Mitsvot. Elle ne l’avait pas cru et il lui avait alors cité mon nom en exemple !

Pour moi, ce fut comme un coup de tonnerre ! Où pourrais-je me cacher ? La situation s’avérait très dangereuse. Il était clair que je devais dorénavant m’abstenir de toute prière ou réunion dans notre «synagogue» clandestine afin de ne pas livrer tous les fidèles aux agents du redoutable K.G.B., les services secrets toujours prompts à accuser les «contre-révolutionnaires» restés attachés à leurs traditions «obscurantistes». Je devais même avertir mes amis de ne plus me saluer en public afin de ne pas les mettre en danger.

De plus, même mes études – qui m’avaient demandé tant d’effort ! – étaient maintenant compromises par cet ami si naïf. Durant deux jours, je n’osais pas me présenter à mon travail : comment pouvais-je me montrer à ma supérieure hiérarchique qui savait tout de moi et de mes activités religieuses ? De fait, c’était justement là toute sa mission : détecter les jeunes gens «en danger» et les ramener dans le droit chemin du patriotisme et du communisme ! Mais par ailleurs, j’étais bien obligé de retourner au travail. Je n’avais pas le choix et je décidai donc d’agir simplement, comme auparavant, comme si rien ne s’était passé.

A ma grande surprise, j’eus l’impression… qu’elle m’aidait ! Depuis ce jour, elle me laissa travailler à ma guise et m’aida d’ailleurs dans le traitement des dossiers. Je n’eus plus aucun problème pour manquer le Chabbat et les fêtes : la procureur générale me protégeait !

Un jour, tout en faisant semblant de m’aider dans mon travail, elle me demanda à voix basse si je pouvais lui procurer… des Matsot pour Pessa’h !

- Bien sûr ! Combien de Matsot vous faut-il ?

- 50 kilos me suffiront, répondit-elle.

- 50 kilos ? Cela suffira pour tout un régiment ! remarquai-je, étonné.

- Mais ce n’est pas que pour moi ! Tous les membres de ma famille sont des communistes haut-placés mais tiennent cependant à manger des Matsot à Pessa’h. Et aucun d’entre eux n’ose se renseigner à ce sujet ! Procurez-moi les Matsot et je les répartirai dans ma famille.

A cette époque, la cuisson des Matsot pour la communauté était confiée à un des ‘Hassidim qui avait déjà purgé une longue peine de prison dans des camps en Sibérie. Reb Mottel Kosliner lui avait trouvé ce travail – bien entendu complètement illégal – afin que cet homme, seul et brisé, puisse subvenir à ses besoins.

Je me rendis donc chez ce ‘Hassid et l’informai de cette importante commande. Bien entendu, il s’en réjouit car cela signifiait pour lui un bénéfice conséquent. Je lui donnai l’adresse où livrer ce lourd chargement mais je ne lui donnai pas le nom de la personne qui l’accueillerait.

Il s’activa pendant plusieurs jours pour parvenir à honorer la commande et, une nuit, il se rendit à l’adresse indiquée avec ses paquets soigneusement emballés. Il sonna et on lui ouvrit. Mais quand il vit qui lui ouvrait, il sentit ses jambes flageoler : ce n’était autre que la procureur générale qui l’avait fait condamner quelques années plus tôt pour ses activités religieuses «illégales» !

Il ravala sa salive, murmura quelques mots d’excuse comme s’il s’était trompé d’adresse mais elle l’arrêta : «Dites-moi ! Qui recherchez-vous ?». Il s’empêtra dans ses excuses et bredouilla qu’on lui avait sans doute donné une mauvaise adresse mais elle insista : «Qui désirez-vous ? Je connais tous les habitants de l’immeuble !». Comme il ne répondait pas, elle lui demanda ce qu’il transportait dans ces gros paquets. Il fut alors obligé d’avouer que c’était des Matsot.

- Mais c’est ici ! Vous ne vous êtes pas trompé d’adresse ! Entrez !
* * *
Ce soir-là, Reb Mottel Kosliner qui était le responsable de la cuisson des Matsot vint me trouver, furieux : «Tu n’es pas fou ? Le ‘Hassid a failli attraper une crise cardiaque en se trouvant face à face avec celle qui l’avait fait condamner quelques années plus tôt !»

Cette procureur générale a, depuis lors, quitté le pays et s’est installée en Israël où ses enfants fréquentent maintenant les institutions Loubavitch…

Reb Betsalel Schiff
Sipour Chel ‘Hag
traduit par Feiga Lubecki
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